Décembre 2015.
Voici ci-dessous, des témoignages et des commentaires d'usagers du port et des plages de l'Anse de Morgat :

Témoignage N° 1
"Pendant une bonne partie de l'été, il y avait une odeur nauséabonde, de l'église de Morgat jusqu'au café le Relais des Pêcheurs. Cela paraît-il, venait de la petite rivière, le Loc'h et de petits ruisseaux qui se déversent sur la plage.
Qu'a fait la Mairie pour résoudre ce problème.?
Parfois il était impossible de boire un café sur la terrasse des Flots. Je pense que des problèmes de pollution doivent générer ces odeurs.
De plus j'ai vu des enfants qui jouaient dans l'eau au niveau de la sortie du Loc'h.
Le sable à cet endroit a été extrait pour être emmené vers la plage de l'hôtel de la Mer. N'y at-il pas là, une dissémination de la pollution sur une surface importante de la plage ? Je trouve cela inadmissible dans une station balnéaire qui se revendique du Pavillon Bleu.
J'espère que le problème sera résolu avant la prochaine saison estivale
"


Témoignage N°2
"
Effectivement, le désintérêt manifeste pour le port ET les plages de Morgat et du Portzic commence à devenir inquiétant pour une commune qui semble vouloir développer un label de station balnéaire.
Toutes les communes du littoral atlantique qui affichent cette ambition sont dotées d'un port capable d'accueillir des voiliers de croisière et de plages en état. La plage du Portzic est restée des années dans un état de délabrement qui n'a ému personne et lorsque l'on se hasardait à demander ne serait-ce qu'elle soit tout simplement nettoyée (algues vertes...) on s'entendait répondre qu'on pouvait s'estimer heureux qu'elle ne soit pas fermée.
Et pourtant il s'agit là de la seule plage agréable "tous temps".
Quant à la plage de Morgat, nous y aurons bientôt un équivalent de la dune du Pyla.
Je connais la Presqu'île depuis plus de 40 ans, j'ai vu des plages magnifiques se dégrader sans que personne n'y fasse rien. À quoi servent nos impôts locaux, aux montants exorbitants (dans ce domaine il y aurait aussi beaucoup à dire, notamment en ce qui concerne la politique familiale d'attrait dès famille qui n'est absolument pas favorable) ?
Il est grand temps d'avoir une vision à plus long terme, qui fasse de Crozon-Morgat une véritable station balnéaire accueillante, sur les plages comme au port, on ne peut négliger aucun des 2 aspects.
Pour la petite histoire personnelle, nous n'avons pas pu quitter le quai un jour de grand coefficient... Avec un bateau à moteur."

Témoignage N°3

 " Les problèmes que je rencontre avec mon voilier d'un tirant d'eau de 2 mètres et d'un poids de plus de 7,5 tonnes sont récurrents depuis plusieurs années.
A chaque marée de plus de 105, je suis obligé de le déplacer du ponton C au ponton visiteurs où la profondeur n'était que de deux mètres lors de la dernière marée de 117.

Par marée de plus de 80, je ne peux plus accéder ou sortir du chenal près la balise rouge 2 heures avant ou après la basse mer.
Compte tenu de la houle qui rentre dans le port et du poids du bateau, à chaque gros coup de vent, le bout du ponton C où je suis amarré est arraché et sa réparation n'est assurée que par des bouts laissant apparaître les structures métalliques dangereuses pour les piétons.
Face à l'avenir plus qu'incertain de ce port où je suis basé depuis 1995, j'ai fait une demande de mouillage au port de Loctudy depuis 3 ans où les problèmes d'ensablement seraient provisoirement résolus depuis 2014.
Restant à votre disposition, bien cordialement. "

Témoignage N° 4
" Monsieur,
J'attire votre attention sur le mauvais état du ponton E , voir dangereux (glissant, vis qui dépassent) possédant un bateau sur ce ponton, seul ponton qui n'a jamais été renouvelé.
Apparemment cette situation perdure depuis plusieurs années.
Merci de m'avoir permis de signaler ce fait."

Témoignage N° 5
" Le propriétaire anglais d'un ketch de 14 mètres, amarré pour question de taille et de tirant d'eau au ponton visiteur, et en cours de construction d'une maison à Crozon , a reçu du port une demande de dégagement de son bateau car la profondeur devenant insuffisante il n'était plus possible de lui trouver une place adéquate. On lui a alors suggéré d'aller voir à Camaret ….ce qu'il a dû se résoudre à faire ."

Témoignage N° 6    du 6 août 2015

Lettre échouage

Lettre échouage2

Témoignage N° 7:
Mon avis : toujours des promesses électorales non tenues et un désaveux des enjeux économiques qu'une extension du port pourrait amener... Bref on nage dans l'amateurisme complet...


Janvier 2016

Témoignage N° 8:

Suite à notre rencontre sur le port, nous vous écrivons ces témoignages entendus cet été en Bretagne sud par des navigateurs . Les plaisanciers évitent le port de Morgat malgré la beauté du site compte tenu des difficultés d'approche liées à I'ensablement, le manque de commodités et la quasi absence d'accueil.
Ceux
qui naviguent en baie de Douarnenez préfèrent passer la nuit à Tréboul.

Bien sûr on n'en rajoute pas sur les problèmes de poubelles , c'est un autre sujet...

La Gazette de Jean Sable, édition de décembre 2015, vient de paraître. Joyeux Noêl.
Vous pouvez consulter notre Gazette en cliquant sur le lien suivant:

gazette décembre 2015.pdf

2015 03 15 gazette définitif.pdf

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Veuillez trouver ci-dessous le dernier compte rendu du CLUPP du 15 avril 2015.

Compte rendu CLUPP.pdf

Veuillez trouver ci-dessous le lien vers le compte-rendu du CLUPP du 19 mai 2016:

2016 06 21 Compte rendu CLUPP.pdf

Monsieur Gérard Loreau, adjoint au port, annonce une bonne nouvelle: Morgat vient d'obtenir le Pavillon bleu, il confirme que ce label ne tient pas compte des problèmes d'ensablement du port. Il n'y a aucune question sur l'ensablement dans le questionnaire pour obtenir le Pavillon.

OUEST FRANCE du 20 mai 2015 - Pavillon bleu à Morgat: l'adjoint au port s'explique

Entretien

Gérard Loreau, adjoint au port

Vous venez d'obtenir le pavillon bleu, content ?
Bien sûr. Nous l'obtenons régulièrement, tous les ans depuis 2009. Ce n'est pas une reconduction automatique. Il faut répondre à une batterie de questions qui portent surtout sur le respect de l'environnement, et du plaisancier. On n'achète pas le pavillon bleu.

Est-il question de l'accès au port côté mer ?Non, il n'y a pas de question de ce style, mais sur la gestion des déchets, la protection de la qualité de l'eau, et plusieurs questions dans chaque domaine. On nous demande également trois objectifs. Des inspecteurs viennent sur le port l'été après nous avoir prévenus, et ils jugent.

Quels étaient les objectifs présentés en 2014 ?
L'amélioration de la desserte piétons et cyclistes, l'amélioration de l'aire de carénage, et l'amélioration de la collecte des déchets . Seul le deuxième point n'a pu être réalisé, il sera reporté à cette année. Il fait partie des objectifs 2015, avec la collecte de fusées de détresse périmées et le remplacement des pompes à gas-oil. Ce sera fait avant l'été.

Et ce fameux chenal, quand va-t-il être dégagé ?Nous l'avions annoncé en conseil municipal: un premier dragage de moins de 10 000 m3 ne nécessitant pas d'étude d'impact doit être réalisé rapidement. Mais on nous a conseillé de consulter le Dreale. Le dossier est parti, ils ont 35 jours ouvrés pour répondre. L'appel d'offres aux entreprises est parti également.

Qu'ont donné les derniers relevés bathymétriques à cet endroit ?
Ils ont été effectués au mois de mars. C'est stable par rapport à l'an dernier. (Ce n'est pas ce que le Collectif a constaté dimanche dernier 17 mai à 11 h, voir les photos de la page mai 2015 de ce blog, nous pensons qu'il y a au moins un demi mètre de plus par rapport à 2014, alors qu'il y a eu très peu de tempêtes en 2015, nous espérons que nous pourrons consulter les derniers relevés bathymétriques ).Par contre, en 2014, on s'est aperçu qu'il y avait un mètre de plus !!! Les tempêtes de 2014 sont passées par là. Et l'ensablement avait changé d'endroit !

Et les grands travaux de dragage annuels, de 20 000 m3, où en sont-ils ?
Nous allons d'abord réaliser l'épi plongeant de Rullianec, un peu avant les grottes, pour conforter la plage du Portzic, qui se dégrade. C'est un lourd investissement, et l'on va voir aussi ce qu'il va donner sur l'ensablement du chenal. Cet épi permettra d'avoir une plage du Portzic pérenne.

Et le ponton E, dont le mauvais état a failli mettre en péril un plaisancier ?Nous avons toujours dit que ce ponton serait changé fin 2015, et que son coût élevé, 300 000 €, sera réparti sur deux exercices. Par contre, nous allons réparer tous les autres abîmés pendant les tempêtes. Une entreprise extérieure va venir avant l'été, pour travailler sans sortir les pontons. Vous voyez, on ne reste pas les deux pieds dans le même bateau !

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Vous pourrez trouver le détail de notre étude approfondie des rapports successifs des cabinets d’experts, dans le document " pdf " ci-après, intitulé :"HISTORIQUE DE L'ENSABLEMENT DU PORT", pages 14 à 20

HISTORIQUE DE L'ENSABLEMENT DU PORT.pdf

1975 port morgat ensablement 2

Il y a de quoi se poser des questions en lisant cet article du Télégramme de 1975 ci-contre. Déclaration du Maire de l'époque M Claude YVENAT.

- soit, nos Municipalités successives depuis cette époque ont été totalement inefficaces.

- soit, on nous mène en bateau depuis 40 ans.

C'est quand même effarant que ce problème d'ensablement ne soit pas encore résolu aujourd'hui.

Mais les paroles continuent.
40 ans après, on va refaire des études, des maquettes, pour des travaux qui commenceront peut-être en 2018 pour se terminer en 2019, 44 ans se seront écoulés. Bravo, quel record !!!

Quel argent dépensé pour rien !!!

Si nous avions investi, ne serait-ce que, 50 000 € par an depuis 40 ans, (soit 2 millions d 'Euros au total), nous aurions pu réaliser le projet qui aurait, non seulement résolu le problème de l'ensablement, mais aussi créé un port de plaisance exceptionnel.

Au lieu de cela, nous dépensons et dépensons encore dans des études et encore des études, des dragages encore des dragages ...
Nous avons commencé une étude chiffrée des dépenses inutiles depuis 1975, qui sera diffusée prochainement.

- 1996 dragage de 30 000 m3 = 300 000 € estimés
- 1997 : 42 000 m3 = 500 000 € estimés
- 1999 : 14 000 m3 = 170 000 €‘’
- 2000 : 14 000 m3 = 180 000 €‘’
- 2001 : 14 000 m3 = 180 000 €‘’
- 2007 : 48 000 m3 = 490 000 €
- 2009 : 10 000 m3 = 30 000 €
- 2015 : 10 000 m3 = 200 000 €

Ci-dessous un extrait d'une déclaration de M Daniel Moysan Maire de Crozon dans le Télégramme du 3 février 2015, 40 ans après:
"Les études seront menées en 2016, puis l'on présentera une maquette en 2017, comme cela avait été fait pour Morgat Demain ». Et d'insister : « À écouter le collectif, il suffit d'un claquement de doigts pour mobiliser les financements et lancer les travaux. Qu'il sache que la semaine dernière, à Brest, je négociais le contrat de plan Etat-Région pour ce dossier ». (Monsieur le Maire, le collectif ne demande pas plus, merci de nous informer sur ce dossier).Gare à l'instant T (à Morgat l'instant T dure 40 ans); Reste le fond du problème, et là encore, il n'y a pas d'accord sur la gravité du phénomène et sur l'urgence à agir. « On me parle d'ensablement, je parle de déplacements sédimentaires dans une vision plus globale. (que c'est bien dit pour déplacer des petits grains selon la volonté de la nature, mais le résultat est le même, le fond du problème reste. Mais il faut encore et encore discuter sur sa gravité pour tomber d'accord sur l'urgence, on n'est plus à quelques années près depuis 40 ans. C'est vrai quoi, il faut relativiser, prendre du recul, raisonner globalement, nous sommes trop impatients, notre vision est trop petite, restrictive, on n'est pas capable de prendre de la hauteur sur le sujet !!!. On nous parle d'ensablement, il faut élever le niveau quoi, le collectif va parler maintenant pour que tout le monde comprenne bien de migration de substrat de silice dans un dérangement général). Il est facile d'extraire une photo à l'instant T (d'autres photos à d'autres instants T, voir la page mai 2015). La réalité est plus complexe, car tout cela évolue. Les tempêtes de l'hiver précédent avaient ramené du sable, car on avait aussi dû protéger les ouvrages d'art en érigeant des dunes.
Aujourd'hui, les derniers relevés bathymétriques montrent au contraire qu'au niveau du chenal, le sable commence à nouveau à partir vers le large », assure le maire. Selon lui, la nature est donc en train de retrouver son équilibre, (Il est urgent d'attendre encore 40 ans) « même s'il conviendra, en temps utile, d'améliorer les choses. ».(On se moque de nous !!!, le sable commence à partir par le large, ben voyons, il a mis 40 ans à se décider, ça y est le sable va migrer, par miracle selon la volonté de la nature, qui a enfin retrouvée son équilibre justement en 2015, quel respect pour les usagés du ports !!! , c'est navrant, on attend des actes depuis 40 ans )

Blog D Moysan

lien vers le site de Monieur le Maire Daniel Moysan; http://pourcrozonautrement.over-blog.com/30-index.html

Ci-dessous: extrait du blog de Daniel Moysan, Maire de Crozon

Le Télégramme du 25 février 2008

Le quotidien "Le Télégramme" a décidé de poser aux candidats durant toute la semaine une série d'interrogations. Pour ce jour la question posée était : "Municipales : quel avenir pour le port de Morgat ?".Voici notre réponse :

La question du port de Morgat se pose encore aujourd’hui car depuis un quart de siècle, les élus n’ont pas su apporter de réponse cohérente et globale. Aujourd'hui, il faut aménager le port sans dénaturer le site. C’est une simple question de bon sens mais aussi un élément essentiel au développement économique de la commune. Aussi nous allons tout d'abord vérifier, (nous sommes en 2015, 7 ans de vérifications et toujours pas de solution pérenne !!!) au vu des études déjà réalisées, qu’il existe une solution technique pérenne à l’ensablement. Ensuite, nous déterminerons, après une large concertation et avis du conseil des sages, le type de port dont nous voulons disposer. Le projet sera alors débattu en conseil municipal. L'aspect financier sera traité au plus tôt, après examen des aides financières extérieures potentielles. En tout état de cause, nous réaliserons à court terme les aménagements indispensables pour la sécurité et l’agrément des piétons. N'oublions pas enfin que la commune compte deux ports et que celui du Fret nécessite des travaux conservatoires urgents.


7 ANS APRES:
20 avril 2015 : LES PREMIERES PISTES POUR CONTRER LES TRANSFERTS SEDIMENTAIRES DANS L’ANSE DE MORGAT

En séance du 9 avril, au chapitre des informations générales, j’ai souhaité entretenir le conseil municipal des problématiques maritimes de Morgat et du Portzic. Pour cette présentation, je ne voulais pas reprendre le discours de la méthode de Descartes, écrite pour combattre l’obscurantisme suite à la condamnation de Galilée par l’inquisition, mais tout de même, je fais observer que nous n’avons jamais occulté cette question, quoi qu’on ait pu dire, lire, rapporter, prétendre ou entendre ici et là.

Notre méthodologie sur cette affaire importante a été constante et elle est la suivante :
1) Ecoute, dialogue, concertation
2) Comme sur toute problématique, diviser les difficultés
3) Etablir un ordre de complexité
4) Vérifier la cohérence de la globalité de la solution et décider.

Mais dans un premier temps remontons le temps :La société DHI a réalisé au cours des années 2004-2005 une étude visant à la réalisation d’une modélisation numérique de l’hydrosédimentation de l’anse de Morgat.

Cette étude, dont le rapport final a été remis en mai 2006, visait à rétablir :


Nouvellement élu en 2008, nous avons repris contact avec la société DHI au cours des années 2009-2010. Nous avons procédé à une large concertation sur une période de deux mois avec la présence quotidienne de deux élus, jours fériés et week-end compris, pour expliquer, écouter et dialoguer. C’est ainsi que 3 000 personnes se sont déplacées et ont plébiscité notre proposition de conserver l’aspect identitaire de la station

Nous avons de ce fait décidé de réaliser des relevés bathymétriques annuels afin de disposer d’éléments de décision permettant de valider les hypothèses émises et autorisant ainsi le passage à la phase des travaux. Nous disposons aujourd’hui de six années de relevés de haute qualité éclairant les équations mathématiques de modélisation.
Puis nous avons indiqué à la société DHI que l’option retenue pour le port de Morgat était désormais celle de la conservation de son caractère identitaire, à l’opposé de l’extension portuaire de 400 places et de la construction d’une digue et/ou d’un port en eau profonde.
Enfin, nous avons pris l’option de commencer la restructuration de la station de Morgat par la partie terrestre qui ne posait pas d’éléments de difficulté au niveau de la décision.

Au cours des tempêtes de l’hiver 2013-2014, nous avons assisté à d’importants bouleversements au niveau des dunes, du trait de côte et des mouvements sédimentaires impactant l’ensemble du littoral de la commune et notamment un ajout considérable de sable dans le chenal d’accès au port. Aujourd’hui, les travaux de la partie terrestre vont s’achever et nous avons depuis le début de ce mandat, conformément aux options retenus en 2009-2010, réactivé le dossier maritime. A la fin de l’année 2014, j’ai sollicité Jean Pierre Robillard pour qu’il anime un groupe de réflexion sur le sujet avec quelques bonnes volontés indépendantes de tout mouvement politique.

Aujourd’hui, nous avons avancé dans la recherche de solutions pérennes en privilégiant une politique des petits pas en lieu et place d’un réaménagement global dont personne ne pouvait nous garantir la pérennité.
A cet effet, M. Robillard a rencontré Nicholas Grunnet (DHI) au début du mois de janvier. Ce premier contact a été suivi d’une réunion en mairie le 25 février qui a conclu que la qualité et la quantité des relevés bathymétriques réalisés permettrait une validation de l’étude remise en 2006, et ne devrait donc pas nécessiter une nouvelle étude de modélisation.
La société DHI nous propose dorénavant :

Puis nous avons rencontré le 17 mars dernier, monsieur Bruno Vasseur de la société Arcadis et nous nous sommes entretenus sur la faisabilité de l’opération telle qu’elle se dessine au sens du Décret de 1993 relatif aux missions de maîtrise d’œuvre confiées par des maîtres d’ouvrage public à des prestataires de droit privé (loi MOP).

Parallèlement, depuis l’an dernier nous sommes en contact avec le cabinet « In Vivo » et nous avons constitué un dossier complet afin d’être en mesure de déposer en préfecture un dossier d’autorisation de dragage avec une double temporalité :
une partie pour un volume de 10 000 m3 (en deçà du seuil de 50 000 m3 qui relève du régime d’autorisation comportant étude d’impact et enquête publique pour ce qui concerne le dépôt sur l’estran), incluant le désensablement de la passe d’accès et les abords du ponton B, partie comprise entre le ponton B et le musoir de la digue. Le volume de 10 000 m3 est choisi car au-delà (entre 10.000 et 50 000 m3) une étude d’impact et une enquête publique sont néanmoins nécessaires.
une autre pour un volume de dragage de 50 000 m3/an pour une durée de 10 ans sur une zone élargie du chenal à la cale plaisance.
De cette façon, nous espérons être en mesure d’effectuer un dragage du chenal d’accès pour 10 000 m3 dès que les autorisations réglementaires seront obtenues (autorisations administratives et marchés).

Nous souhaitons également effectuer un enlèvement mécanique lors des grandes marées. De cette façon, nous espérons contenir l’avancée de sable vers le port d’une part et ainsi recharger la plage du Portzic d’autre part.
Nous prévoyons dans ce cadre un dragage annuel dont la quantité sera déterminée par le relevé bathymétrique de l’année en cours. Le dossier d’autorisation de dragage sera déposé en préfecture la semaine prochaine. La durée d’étude par l’administration préfectorale est généralement estimée à deux mois. Nous allons plaider la notion d’urgence.
La société Arcadis doit nous faire parvenir son dossier sous quinzaine. Nous pourrons alors déterminer la qualité et la quantité des travaux à effectuer, le coût global de l’opération et lancer les appels d’offres.
Nous espérons avoir ainsi divisé les difficultés et posséder une vision globale et cohérente de l’ensemble des problématiques maritimes de l’anse de Morgat.

La première réalisation devrait concerner un épi à Rulianec, solution qui semble réunir la quasi-totalité des suffrages des personnes qui ont bien voulu dialoguer avec monsieur Jean Pierre Robillard que je remercie chaleureusement ici pour le travail accompli, la pertinence de ses propositions et la patience dont il a fait preuve dans cette étude.

17 MARS 2015 : A PROPOS DU DÉSENSABLEMENT DU PORT DE MORGAT

Fils et petit-fils de marins pêcheurs de Morgat, je pense être bien placé pour affirmer que le port de Morgat s’ensable depuis longtemps, depuis 1902 pour être plus précis. En effet, c’est à cette date que le vieux môle datant de 1861 a été rallongé, contrariant ainsi l’effet de chasse du ruisseau. Les services de l’Etat signalaient en 1914 que 17 000 m3 de sable s’étaient accumulés dans le port et trois années après il fut envisagé, un temps, d’employer les prisonniers de guerre pour désensabler.
De façon plus importante le phénomène s’est aggravé en 1970 avec la construction du port de plaisance et en 1980 la destruction de la digue Richet et la dépoldérisation du site de l’Aber ont pu avoir une incidence négative.

La question n’est donc pas nouvelle et nous en sommes parfaitement conscients. Elle constitue pour les élus successifs ; un problème d’autant plus ardu à solutionner qu’aucune entreprise ne fournira de garantie de résultat et donc ce n’est qu’à la fin des travaux que l’on saura si le mouvement sédimentaire est modifié favorablement.

La solution du dragage de grande ampleur ne règle pas le problème durablement. La dernière opération importante date de 2007 et concernait 35 000 m3 pour un coût de 14 €/m3. Pour financer cette opération un emprunt de 500 000 € a été contracté, imputé sur le budget du port (800 000 € annuel), emprunt que nous devons rembourser jusqu’en 2022, alors même que le sable dragué a retrouvé sa place dès 2009.

En 2009, un dragage de 10 000 m3 a été réalisé au pied de cale pour 30 000 €. Comptable des deniers publics, j’attache la plus grande importance à une utilisation égalitaire, équitable et efficiente des crédits pour des opérations ponctuelles ou pérennes.

L’accessibilité et le maintien en condition opérationnelle du port soumis par construction aux effets de la houle est un sujet important. Le port, atout majeur pour l’économie locale est traité par la majorité en place dans le droit fil du Débat d’Orientations Budgétaires conduisant à la feuille de route 2015-2020 débattue en conseil municipal d’une part (séance du 20 novembre 2014) et dans la continuité de la rénovation de la labellisation de la commune au titre de « station classée de tourisme » d’autre part.

Les dossiers administratifs sont instruits et les demandes d’autorisation vont pouvoir être déposées en préfecture, étant entendu que pour des opérations supérieures à 10 000 m3, il y a obligation de produire une étude d’impact et de procéder à une enquête publique.
Les demandes de subventions ont été effectuées dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région et les contacts avec les experts sont réguliers et porteurs d’espoirs.